Le salon | 

“Chambre d'échos, Chapitre I”

27.11 — 21.12.2024

Le salon

Chambre d'échos, Chapitre I

Le salon | “Chambre d'échos, Chapitre I”

Exposition

27.11.2024 — 21.12.2024

Camille Bernard
Youri Johnson
Avery Z. Nelson
Simon Petepiece
Andrei Pokrovskii

Vernissage

27.11.2024 — 17h

Camille Bernard (1994, France) vit et travaille à Uzerche, France. La pratique de Camille Bernard propose une vision ambivalente de l’humanité où des créatures évoluent dans un équilibre durable mais fragile, aux grès des aléas de la nature. Ces mondes sont marqués par un vocabulaire de formes, devenues, par répétition, significatives de l’œuvre de l’artiste. La roche, les herbes, les ruisseaux, les tiges, les fleurs et les humain.e.s, qui peuplent ces éléments naturels, se retrouvent au fil des toiles. Iels sont doux.ces ou voraces, endormi.e.s ou excité.e.s, nu.e.s ou velu.e.s et subsistent seul.e.s ou en groupe. D’apparence solide, lourde, iels redéveloppent leur allure mythologique, comme des métamorphes. Par ces figurations, l’artiste donne à voir de nouvelles nourritures terrestres, plus inclusives, moins genrées. Déluge, Source, Sommeil, Sol, Chœurs, Nid, Seuil, les environnements dépeints renvoient à des espaces transitoires. Au-delà d’une vision figée, sédentaire, l’artiste adresse une image d’une vie nomade, en mouvement où l’habitat est réinventé, la communauté est chérie. Il ne s’agit ici ni de bâtir sur la nature, ni d’user de celle-ci comme décor, mais d’interagir avec, comme un.e protagoniste. Cette interaction amène progressivement les corps humains et végétaux à se confondre et à fusionner : les cheveux servent de corde pour la structure d’un fébrile abri de bois, les corps s’enfouissent dans la mousse, les visages disparaissent dans le souffle du vent ou s’étirent dans le cours d’un ru. La composition en série guide sa pratique, et le titre, point de départ du récit, témoigne de l’état du regard de l’artiste, de son geste, de sa pensée. Celui-ci suggère l’atmosphère narrative, et chaque toile agit comme un fragment, une séquence. En pensant son travail dans une forme d’installation, souvent de manière collaborative, Camille Bernard invente une pratique picturale qui s’épanouit sous la forme de décors, sculptures et vidéos, et aspire à créer les imaginaires et les narrations d’une arcadie repensée.

Youri Johnson est une fiction productrice de fictions. Son existence est faite de poèmes, de textes théoriques, d’objets étranges et de choses plus obscures. Le tout forme une œuvre intitulée “L’art secret de la guerre secrète”, dont des fragments ont été lus, publiés et montrés dans le cadre de plusieurs expositions en France et à l’étranger. Plus d’infos

Avery Z. Nelson (1983, États-Unis) vit et travaille entre New-York, États-Unis et Berlin, Allemagne. Après des études à la Columbia University à New York, Avery Z. Nelson est diplômé en 2009. Dans sa pratique picturale, Avery Z. Nelson explore les limites des corps, en éruption et en expansion. Couleurs et textures, courbes et coupures, les parties du corps se fondent pour devenir des paysages et les monuments pour devenir des entités à part entière. L’artiste non-binaire crée des mondes où chacun.e trouve sa multitude, ses nombreux “moi”. Ayant vécu l’amertume de l’isolement, Avery Z. Nelson crée dans ses peintures des espaces poétiques pour accueillir la profondeur du deuil et du devenir. Les parties du corps se fondent dans les champs de couleurs, destinées à la décomposition, vibrent entre immobilité et mouvement, figuration et indétermination. Depuis des années, l’artiste trans explore le corps tel qu’il se replie sur lui-même, la flexion d’une jambe, d’une aisselle, la rencontre des nombreuses couches de graisse voluptueuse, les muscles au repos, le corps en fragments. Au travers des évolutions de son corps comme de sa peinture, Avery Z. Nelson a construit un langage de tension et de relâchement, de corps en mouvement, se balançant, s’embrassant ; sur la piste de danse ; ressentant la musique avec chaque orifice du corps. Comme le fantasme d’écrire un poème sur une serviette de table dans un espace queer bondé, et de ressentir la gravité du monde aliénant, puis de se sentir vu, soutenu par ce rassemblement d’étrangers et d’atrangères semblables. Récemment, Avery Z. Nelson a bénéficié de plusieurs expositions personnelles, à Barcelone, à la Galerie Nogueras Blanchard et à New-York en 2023 à la Blade Study Gallery et à la Rachel Uffner Gallery. Le travail de Avery Z. Nelson a été également inclus dans de nombreuses expositions collectives notamment Para Site (Hong Kong), Mrs. Gallery (Queens), Rachel Uffner (NYC) et le DePaul Art Museum (Chicago). Son travail a été mentionné et commenté dans plusieurs revues telles que The Brooklyn Rail, Artforum, Artspace et Spike Magazine.

Simon Petepiece est un artiste autodidacte qui travaille directement avec des matériaux et des processus de construction. Sa pratique aborde la qualité symbolique des espaces architecturaux et en tire une signification. En créant des œuvres qui combinent la sculpture, la peinture et le dessin, il explore la façon dont l’environnement bâti témoigne et reflète nos croyances culturelles, nos valeurs et notre histoire. Plus d’infos

Andrei Pokrovskii (1996, Russie) vit et travaille à Londres, Royaume-Uni. Diplômé en 2019 de la British High School of Art and Design de Moscou, Andrei Pokrovskii a quitté la Russie pour s’installer à Londres. Sa pratique artistique porte principalement sur les représentations de l’espace et la complexité des relations avec différents lieux réels, mythiques ou virtuels. Recréant le processus d’attachement à un environnement, Andrei Pokrovskii construit des scènes et, à travers les histoires qui s’y déroulent, entraîne des changements dans leur perception. Dans ces représentations, le décor contrôle toujours les personnages qui servent d’extension au lieu. Les poses des personnages sont nettement statiques et figées, faisant d’eux des sculptures qui décorent l’intérieur et l’extérieur. En adaptant le sujet et le langage du tableau à l’environnement dans lequel il se trouve et en combinant divers matériaux et éléments sculpturaux, Andrei Pokrovskii souligne la nature orientée vers l’objet de son travail et comble un certain fossé entre l’image et l’espace du spectateur, faisant de l’œuvre un artefact du lieu qu’elle dépeint.
Andrei Pokrovskii a exposé son travail à de nombreuses reprises à l’international pour des expositions personnelles telles que “Monasticon Universum” à Osnova Gallery à Moscou en 2021 et plus récemment “Sprout” à Ribot Gallery à Milan à l’automne 2024 mais aussi des expositions collectives comme récemment “Tresspassing Threshold” à ZÉRUÌ Gallery à Londres et “Prelude” à MAMA Projects New York, en 2024. À l’automne 2024, Andrei Pokrovskii présentera son travail pour la première fois à Paris, à DS Galerie pour l’exposition “Chambre d’échos” dans le salon de la galerie.

Contemporary Art Library, Novembre 2024
Chambre d’échos, Chapitre I à DS Galerie
www.